Diplômes et conditions d’études de qualité

Des études de qualité

Nos diplômes n’ont pas forcément bonne réputation, à l’étranger, et aux yeux de nos employeurs, notamment à cause des blocages récurrents des facs, mais aussi des filières « parking », sans débouché, que l’on a laissé se développer durant de nombreuses années. Il faut désormais proposer des solutions innovantes, afin de favoriser la réussite de tous.

- Gagner en autonomie et en compétitivité.

Diversifier les financements et mobiliser les financements privés grâce à la création de fondations universitaires, qui puissent récolter des dons publics et privés (anciens, entreprises, mécènes…)

Rapprocher les laboratoires de recherche publics et privés, afin de créer des synergies positives entre les établissements.

Créer un fond d’aide aux dépôts de brevets.

- Des études attractives, dans un cadre international

Favoriser la mobilité internationale des étudiants par la mise en œuvre de politiques innovantes au sein des universités (bourses spécifiques, cotutelles de diplômes avec une université étrangère, jumelage…)

Des cours d’anglais pour tous. Développer les cours en anglais permet d’attirer les étudiants étrangers en France, mais aussi les étudiants français de mieux s’adapter aux impératifs internationaux.

Attirer les meilleurs enseignants du monde, grâce à des contrats plus souples et mieux rémunérés.

- Construire les campus de qualité pour Demain

Faire émerger quelques grands campus internationaux afin que l’Université française redevienne attractive. Ces campus doivent être des lieux d’innovation et d’expérimentation afin de devenir les « locomotives » de notre système d’enseignement supérieur.

Moderniser les infrastructures universitaires et en développer de nouvelles (terrains de sport, théâtre…).

Ouvrir les bibliothèques universitaires 7 jours sur 7, jusqu’à minuit, notamment en période d’examens.

Assurer l’accès aux fonds documentaires des bibliothèques, par la numérisation des ouvrages, catalogues, thèses et fonds spéciaux.

Développer l’offre de formation en numérique (cours en podcast, annales, bureau virtuel …) l’ensemble des cours consultables en ligne (particulièrement appréciable pour les étudiants handicapés, les étudiants étrangers et les étudiants salariés).

Faciliter l’accès aux cours pour les handicapés.

- Ne pas dévaloriser les diplômes

Refuser la généralisation de la compensation annuelle des notes. Nous devons exiger que la moyenne soit respectée par semestre, dans la logique du LMD.

Les notes éliminatoires ne doivent pas être supprimées, afin de garantir un niveau général minimal pour l’ensemble des diplômes.

Cesser avec l’hypocrisie de la sélection à l’entrée du M2. Cette disposition qui pouvait se justifier avant la mise en œuvre du LMD n’a plus aucun sens. De nombreux étudiants sont aujourd’hui victimes de ce qui apparait comme un anachronisme. En effet, après être entré sans problème dans un M1, ils peuvent se voir refuser leur poursuite d’étude en M2. Que faire avec une moitié de diplôme ? La sélection doit naturellement être réalisée à l’entrée en M1.

Organiser des cérémonies de remises de diplômes, afin de valoriser les étudiants diplômés, et de leur donner la fierté d’avoir suivi leur cursus.

Dans les grandes écoles, le concours doit être passé par tous, dans les mêmes conditions, quelque soit l’origine, le milieu social. La démocratisation de l’enseignement supérieur est une nécessité. Elle doit se fondée sur le mérite et l’égalité républicaine et nécessite un accompagnement social et pédagogique de la part des établissements d’enseignement supérieur.

Créer un véritable esprit étudiant

Les universités accusent un retard considérable sur les grandes écoles, s’agissant de l’animation de campus, de l’esprit d’appartenance, de la responsabilisation des étudiants, de l’encouragement à l’initiative… Cette situation doit cesser.

Créer un « esprit d’appartenance ».

Mise en place d’équipes sportives dans toutes les universités et tous les établissements, et développer des tournois inter-écoles, inter-universités, inter-prépa… Organiser de grandes élections de BDE, BDS, et autres bureaux d’étudiants dans toutes les universités, et développer des tournois inter BDE.

Favoriser la vie étudiante et l’animation de campus

Construire des équipements modernes et adaptés (sportifs, culturels, cafétérias…) au cœur des campus, pour développer une volonté d’y vivre au-delà des cours.

Responsabiliser les étudiants, en leur confiant la gestion de ces équipements… la semaine et le week-end.

Construire plus de locaux pour les associations étudiantes

Permettre aux associations d’avoir accès à ces locaux, sans nécessairement devoir se présenter aux élections universitaires (il est anormal que de nombreuses universités imposent ces contraintes aux associations étudiantes). Il est nécessaire de séparer la vie associative de la vie syndicale, qui n’ont pas le même objet ni les mêmes intérêts.

Publié le 16 janvier 2010, par Sebastien