Rendez-vous prévu de longue date, le MET a rencontré ce matin le ministre Fioraso pour un échange de points de vue sur les politiques universitaires.
Les représentants de l’UNI-MET ont sollicité un certain nombre d’éclaircissements sur la politique qui sera menée pour l’enseignement supérieur par la nouvelle équipe ministérielle.
Les belles promesses de campagne de François Hollande semblent déjà s’éloigner au profit de la réalité imposée par la rigueur budgétaire.
En effet, quelques jours après une réunion entre les organisations étudiantes et le conseiller social du Ministre, à l’occasion de laquelle il semblait clair que les droits d’inscription et de sécurité sociale subiraient une faible augmentation et que le prix du ticket restaurant universitaire demeurerait inchangé, le son de cloche n’est plus du tout le même aujourd’hui. Ce matin les collaborateurs du ministre semblaient même se dédire en sa présence.
Les étudiants rattrapés par la rigueur.
Il semblerait qu’après intervention de Bercy, de multiples augmentations des tarifs ne soient plus à exclure. Les étudiants seront-ils les premières victimes de la rigueur ? Cela apparaît de plus en plus crédible aujourd’hui notamment au regard de la déclaration du Ministre aux représentants de l’UNI-MET ce matin : interrogée sur la mise en œuvre de l’allocation d’Autonomie, promesse de campagne de François Hollande, Mme Fioraso a déclaré que, compte-tenu de l’état des finances, il y aurait deux phases dans ce quinquennat, la première consacrée au retour à l’équilibre avant que ne puissent être mises en œuvre certains engagements forts couteux.
Pour l’UNI-MET, le gouvernement socialiste prépare donc des coupes sombres dont les étudiants seront les premières victimes en remettant les promesses aux calendes… grecques.





