DEPECHE AFP DU 7 AVRIL 2011

L’Unefs’est déclaré jeudi satisfaite de "la proposition d’allocation d’étude" pour les jeunes en formation dans le projet du Parti socialiste, tandis que le MET a regretté que les jeunes soient vus sous l’angle de la "compassion".
Le projet socialiste prévoit notamment la création de cette allocation "pour les jeunes sous condition de ressources".
"C’est une réponse ambitieuse à la revendication d’allocation d’autonomie universelle et individualisée" que défend l’Unef (premier syndicat étudiant), a dit à l’AFP son président, Jean-Baptiste Prévost.
"C’est une réponse indispensable pour le droit à la formation des jeunes et élever le niveau de qualification. Nous sommes satisfaits d’avoir été entendus", a-t-il ajouté. "Mais il reste à en préciser les contours", a-t-il prévenu.
L’Unef revendique de longue date "une allocation universelle, à laquelle chaque jeune peut prétendre à 18 ans, et versée en contrepartie de la réalisation d’un projet de formation", a-t-il rappelé. Il a précisé que les "conditions de ressources" évoquées par le PS doivent "être celles du jeune, et non de ses parents, au risque de nier leur aspiration à l’autonomie".
L’organisation plaide pour que l’allocation soit "financée essentiellement par le redéploiement des aides existantes (bourses, aides au logements, exonérations fiscales aux familles)".
Dans un communiqué distinct, le MET (le mouvement des étudiants) a estimé qu’"assistanat forcené et dirigisme d’autrefois ont encore de trop beaux jours rue de Solférino".
Le MET "regrette la posture prise par le Parti Socialiste à l’égard des jeunes, traités sous le seul regard de la compassion et de l’apitoiement".
Avec la création d’une +allocation d’autonomie+, que l’on peut qualifier de +salaire jeunes+ (...), le PS ressort la bonne vieille tarte à la crème bientôt séculaire de la gauche française, qu’aucun parti socialiste au monde n’a osé mettre en application, pas même le PS français lorsqu’il était au pouvoir", affirme le MET.
"Loin de favoriser leur autonomie, l’allocation d’autonomie mènerait en réalité les jeunes vers une totale dépendance vis-à-vis de l’Etat", ajoute-t-il.


